Lecapitan
6 heures de décalages avec la France
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Publié le vendredi 23 avril 2004

Vendredi 23 avril 2004

Pourquoi ai-je arrêté ?

C'est la question que je me posais hier en quittant le théâtre du Gymnase.
 
Je suis parti assez tôt hier de mon bureau, appelé par F. qui prépare sa comédie musicale. Nous avons d"jà travaillé ensemble sur ce projet et la date de la première représentation approche. Il me reste encore à faire la photo qui décorera le fond de scène, projeté sur un immense écran blanc. F. me téléphone dans l'après-midi pour me demander si je peux passer. Ça tombe bien, j'ai pas envie de faire de vieux os dans mon bureau, il fait beau, le théâtre n'est pas loin et je décide d'y aller à pied en flânant.
 
C'est dangereux de flâner dans Paris, surtout pour moi. Je passe mon temps les yeux en l'air, je guette les détails qui échappent aux piétons soucieux de leur sécurité (et de la propreté de leurs chaussures). J'aime voir les plafonds des appartements, qui laissent imaginer de sublimes PMC (parquet-moulure-cheminée). J'aime les jardins suspendus, les arbustes qui débordent sur la rue et qui laissent espérer une oasis de verdure loin au dessus du bitume. Et parfois même je surprends le regard des gens penchés sur le bas monde.
 
Tiens d'ailleurs hier c'était plutôt agréable de sortir du boulot la tête en l'air. Encore plus agréable parce que la douceur de l'air avait encouragé un homme a se trimballer torse nu chez lui, au dernier étage d'un immeuble haussmannien, à l'abri des regards pensait-il sûrement.
 
J'ai regretté plusieurs fois de ne pas avoir mon appareil numérique sur moi. Je m'étais pourtant promis de toujours l 'avoir sur moi pour pouvoir prendre ces photos volées, moments saisis qui ne se reproduisent jamais et qui sont donc perdus s'ils ne sont pas immortalisés. Je vais devoir être vigilant et recommencer à le trimballer partout avec moi. Je vais à nouveau être le chiant qui brandit partout son appareil, dans toutes les occasion, celui qui dérange les gens qui veulent rester propriétaires de leur image.
J'aurais pu faire quelques jolies photos du théâtre vide, de ses coulisses, des salles de répétitions. Quelques clichés pris du balcon, au ras des lettres rouges annonçant le spectacle en représentation actuellement.
 
Cette visite à quand même été positive. Je sais sur quel support je dois fournir les images pour la projection. Je sais aussi je je vais devoir détourner des logos d'émissions de télé connues pour les besoins du spectacle. Ça devrait être drôle de réaliser ces "faux".
 
Je suis reparti vers Sébastopol. Je voulais prendre le métro mais le soleil m'a poussé à continuer à marcher un peu. J'étais si près du lieu de travail d'un ami qui je suis passé le voir. Il était avec une amie que j'ai vu jouer sur scène avec lui dans une pièce contemporaine, très contemporaine, d'actualité même. Cette théâtreuse fait maintenant de la télé, on la voit souvent sur canal. Elle reste la même. Je l'ai félicitée pour son succès, elle a ri. Elle rit toujours quand je parle, je dois être très drôle. Ou alors très ridicule.
 
J'ai traversé le marais jusqu'au métro Pont-Marie. LE soleil avait poussé ses rayons si fort que des débardeurs avaient fait leur apparition sur des épaules parfois encore frêles !
 
J'aime paris au mois d'avril. Il faudra que j'en prenne quelques images, pour L. qui est loin.
 
Reprendre ? Pouquoi pas, le théâtre me manque

par Lecapitan | le 2004-04-23 05:05:26 | PERMALIEN
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